vendredi 25 août 2017

Dieu

Dieu n'appartient à aucune religion.
Aucun dogme n'est en droit de s'accaparer l'existence de Dieu.
Chacun d'entre nous peut se faire sa propre spiritualité.
Nul n'est besoin de passer par des intermédiaires pour croire.
Croire en l'existence de quelque chose qui nous échappe mais qui nous répond si nous nous posons, nous méditons.
C'est ce que j'ai appris en méditant chaque matin depuis bientôt deux ans.
La Présence infiniment bonne et éclairante est là pour tous ceux qui le désirent.
Chacun peut, s'il le souhaite, se créer un lieu de recueillement, de connexion à Dieu, chez lui, en y mettant ou non, une sorte d'autel personnel, bougies, pierres semi-précieuses, encens etc. Ou bien dans la Nature.
L'assise silencieuse est porteuse d'espérance. Elle permet de s'écouter vraiment. De se centrer sur ce qui se passe en soi, de laisser les émotions s'exprimer, de laisser venir les réponses de là-haut.
La pratiquer régulièrement est une hygiène vitale dont les résultats sont inversement proportionnels à l'effort escompté. Il n'y a pas plus simple que de s'asseoir et laisser faire.
N'ayez pas peur. Si moi j'ai réussi, tout le monde peut y arriver. Il suffit de vouloir commencer.

Laurence Berthault

jeudi 22 juin 2017

Hymne à la joie



On peut je vous assure, toute sa vie durant, 
Nier son existence, sans même faire semblant.
Il est là tout petit, et blotti bien au chaud,
Il sait être discret, sans jamais faire le beau.

C’est tout de même un comble que ce trésor vermeil,
Une richesse en soi, que dis-je ? Une merveille !
Pour certaines d’entre nous soit juste un inconnu,
Faisant de lui, alors, une cause perdue.

Pendant toute une époque, for lointaine ma foi,
On parlait bien de lui, il procurait l’émoi.
Mais l’Église est passée avec son éthique
Et il fut enterré sous des tonnes de critiques.

On lui prêtait alors toutes sortes de vices,
Menaçant la pécheresse de terribles sévices.
La question se posait sur la fécondité,
« Est-il besoin de jouir pour pouvoir procréer ? »

Sachez qu’au 19e on soigne en cabinet
L’hystérie supposée de femmes non mariées,
Laissant au médecin leur donner du plaisir,
Sans même n’y trouver jamais rien à redire.

Sans vouloir critiquer les hommes, leur nombrilisme
Cessons de regarder juste à travers le prisme
De la gent masculine régissant la médecine,
Mais débattons gaiement sur celui qui fascine !

Il parait tout petit mais cela n’en est rien
Car on peut le trouver au fond de son écrin.
Il suffira alors de faire sa connaissance
Pour trouver grâce à lui, la voie de la jouissance.


Laurence Berthault

jeudi 4 mai 2017

4 mai 2017

Pourquoi je choisis d'intituler mon article "4 mai 2017" ? Dans trois jours aura lieu, en France, le deuxième tour de l'élection présidentielle, avec, au choix, Marine Le Pen ou Emmanuel Macron.

Comme beaucoup de français je suis extrêmement déçue de ce duo qui ne me donne que le choix du moins pire.

Je ne suis pas accro à la politique en général, cela ne m’intéresse pas outre mesure, mais cette année force est de constater que je m'y suis beaucoup intéressée pour voir ce que chacun des onze candidats avaient à nous proposer pour que notre pays sorte du marasme généralisé dans lequel nous sommes depuis trop longtemps.

Voilà un texte que je viens de trouver dans un livre, comme "offert à propos", et que je vais retranscrire ici. C'est un extrait du "Mémorial de la Guerre Blanche, 1938" de Georges Duhamel de l'académie française, (dont mon arrière-grand-mère fut la secrétaire vers 1910, lorsqu'il travaillait pour un laboratoire pharmaceutique en tant que médecin chercheur).

"Le monde pacifique est désormais assuré d'une chose, c'est qu'il ne restera plus en repos, c'est qu'il a fini de jouir de la vie et du fruit de son labeur. Les répits qui, naguère encore, duraient six mois ou trois mois ne vont plus durer qu'une semaine, et personne entre deux crises n'aura plus le temps de sourire ni de respirer à l'aise. Si le chancelier Hitler souhaitait d'obtenir - et il le souhaitait - pour le succès de sa politique, cet effet d'angoisse permanente, de querelles intestines et de terreur, il faut reconnaitre qu'il a parfaitement réussi.
Je suis toujours prêt à écouter les paroles de paix, car j'ai vu, en médecin, les effets de la dernière guerre, et j'ai fait serment de consacrer ma vie à la paix. Mais, j'ai, comme tout le monde, écouté parler le chancelier Hitler et je dis que cette voix n'est pas la voix de la paix. Ce n'est pas la voix de la civilisation humaine ; c'est la voix de la violence, c'est la voix de l'esprit du mal.
Quand je dis que les Français sont divisés, je ne parle, il va sans dire, que des braves gens, des honnêtes gens et ils sont des millions. Certains d'entre eux ont d'abord regardé vers le chancelier Hitler sans antipathie parce qu'il se présentait à leurs yeux comme l'adversaire du bolchevisme. Je comprends fort bien cette pensée et cette attitude. Le bolchevisme est un fléau. Il m'inspire une profonde horreur. Je le redoute aussi. Le péril du bolchevisme est loin d'être écarté. Mais le péril germanique est aujourd'hui, plus grand, plus pressant que l'autre. Il doit passer au premier plan de nos préoccupations. Par crainte de l'un, n'allons pas nous précipiter dans l'autre ce qui reviendrait à nous jeter dans les deux.
Les fractions extrêmes de l'opinion, celles  qui sont trop aveuglées par la passion pour rallier le bon sens, ne représentent qu'une toute petite partie de la nation. Que le reste s'unisse donc, sans retard et sans arrière-pensée !
Il ne faut pas croire aux miracles. Il ne faut pas croire que le chancelier Hitler et son parti de violence vont brusquement s'effondrer et s'évanouir comme des bonshommes de fumée. Il ne faut pas croire non plus que le chancelier Hitler va tomber à genoux, confesser ses crimes, demander pardon et consacrer la fin de sa vie aux bonnes œuvres. Il faut seulement comprendre que le règne de la force furieuse est venu.
Il ne faut pas se moquer du chancelier Hitler ou chercher sottement à le tourner en dérision. Le chancelier Hitler, qu'il ait ou non des collaborateurs et des inspirateurs occultes, apparait désormais comme un homme de génie dans notre confuse époque. Mais ce génie est le génie des ténèbres, c'est la puissance des ténèbres.
J'annonce solennellement aux Français que s'ils se laissent duper encore une fois par cette voix perfide, c'en est fait de leur existence nationale et, pour beaucoup d'entre eux, de leur humble et précieuse existence individuelle."

mardi 27 décembre 2016

Aimer

Aimer, ce n'est pas vampiriser l'autre.
Aimer c'est laisser l'autre devenir qui il est,
C'est allumer parfois des petites lumières
Pour éclairer son chemin,
Et l'aider ainsi à trouver seul sa propre voie.

Laurence Berthault

vendredi 18 novembre 2016

Un peu d'optimisme



La vie, la mienne, celle que je décortique dans l’écriture souvent, dans la pensée toujours, est une forme interrogative permanente. Quel sens a-t-elle ? Pourquoi est-elle ? Comment l’aborder ? De face ? De coté ? Je ne sais.

Je tente, j’ose un peu, je stagne beaucoup voire je régresse. Le regard dans le rétroviseur parce que c’est ainsi que je trouve des réponses. Dans ma propre histoire, dans sa genèse. Tout comme on doit regarder en arrière l’Histoire de notre monde, en voir les avancées, les erreurs, les catastrophes, les progrès, les guerres, les paix, les conflits, les désarmements intelligents, les batailles, les réconciliations, les rancœurs, les rancunes, les pardons, les menaces, les complots, les rumeurs, les élans humanistes, les chercheurs de bonheur, l’humanité entière au service de la construction ou de la destruction.

Le chaos résulte du manque de réflexion. Réfléchissons. Posons-nous les bonnes questions. Posons-nous. Écoutons les réponses jaillissantes du silence.

Je crois en l’avancée de l’humain venant de ses réflexions sur son propre parcours. Cela lui donne les outils nécessaires pour être en relation à l’autre de manière juste sans revendication ridicule et stérile mais dans un partage équitable de son savoir, de ses connaissances, de ses forces.

Regardez un groupe de paroles réunissant des personnes dont les pathologies sont identiques : elles se nourrissent les unes les autres de chacune de leurs histoires allégeant ainsi leur propre souffrance dans la compréhension et le partage.

S’ouvrir à autrui vers une meilleure connaissance évite les heurts stupides qui engendrent la guerre. Dès qu’une personne aide une autre personne, dans la plupart des cas, cela fait d’elles des gens en relation, pour le meilleur.



Lettre à Hervé Bazin



Lettre à Hervé Bazin

« Pourquoi cette lettre ? » me direz-vous. « Pourquoi maintenant ? » Il est vrai que cela fait trois ans que je vous ai lu. « Vipère au poing », d’abord, puis « La mort du petit cheval » et enfin « Cri de la chouette ».

Nous sommes en 2015 et la France a décidé de mettre sur le tapis la loi interdisant la fessée … Ce n’est pas la première fois que le sujet est sorti des tiroirs, mais, il faut croire qu’en France on aime  débattre longtemps avant de prendre des décisions. Chacun y va de son avis, cela donne alors des débats entre personnes plus ou moins intelligentes, plus ou moins renseignées, plus ou moins compétentes. Le sujet m’intéresse, j’ai mon opinion mais j’accepte d’écouter celle des autres afin d’y réfléchir ensuite.

Et bien mon cher Hervé, figurez-vous qu’un « philosophe » dont j’ai oublié le nom, s’est exclamé que vous, oui vous qui avez écrit « Vipère au poing » n’avez point pâti des sévices de votre enfance, puisque vous avez été un grand écrivain !

Comment peut-on dire de telles inepties ?... Cet abruti avait-il seulement lu vos livres ? Je bouillais littéralement devant mon écran de télévision avec l’envie de lui hurler de se taire !

Loin de moi l’idée que l’on ne devient un grand écrivain uniquement lorsque l’on a souffert dans l’enfance et que se mêlent dans les écrits, l’encre et le sang. Que diriez-vous de vos romans ? De vos inspirations ?  Je regrette d’être seule face à cette lettre qui n’aura pas de réponse.

Pour finir cette missive, mon cher Hervé, cela m’aurait ravie de vous communiquer les sentiments venus lorsque je vous ai lu, plus besoin m’est d’écrire et de me raconter, puisque dans vos ouvrages criants de vérité, je trouve écho, enfin, à mon triste passé.

Pour finir, je ne peux m’empêcher de recopier ici les derniers mots de votre roman « Vipère au poing :

« Cette vipère, ma vipère, dûment étranglée, mais partout renaissante, je la brandis encore et je la brandirai toujours, quel que soit le nom qu’il te plaise de lui donner : haine, politique du pire, désespoir ou goût du malheur ! Cette vipère, ta vipère, je la brandis, je la secoue, je m’avance dans la vie avec ce trophée, effarouchant mon public, faisant le vide autour de moi. Merci ma mère ! Je suis celui qui marche, une vipère au poing. »


dimanche 16 octobre 2016

Expression



Et si dans cet instant mes yeux déversent leur trop plein de larmes,
Laissez-les pleurer.

Et si, encore et toujours, je m’émeus du rouge-gorge qui vient me rendre visite,
Laissez-moi m’émouvoir.

Et si ce jour-là mon rire jaillit fort et clair parce que la situation prête à rire,
Laissez-le jaillir.

Et si la sourde colère en moi veut se frayer un passage, parce que, oui là en cet instant, l’injustice est face à moi,
Laissez-la sortir.

Et qu’enfin cessent les discours moralisateurs qui veulent que l’on contienne en nous toutes les émotions, parce que ça dérange, parce que c’est bruyant, parce qu’il ne faut pas être vrai mais juste formaté !

Laissez à chaque être humain le droit de ressentir, le droit de vibrer, le droit d’exprimer ses joies, ses peines, ses colères, ses émotions.

Car c’est la source de la vie,
C’est l’expression de la vie,
C’est la vie.

jeudi 28 avril 2016

Le Burnout et la marmite (fable du 21e siècle)



La marmite est posée sur la table, on ne voit qu’elle, le moment est venu d’ouvrir le couvercle, et là, catastrophe, on s’aperçoit du désastre, la consistance et l’odeur ne donnent aucunement envie d’y gouter. Bref, échec !
C’est un constat, tout comme pour le burnout. Échec !


C’est alors qu’on commence à se demander pourquoi cela n’a pas réussi. Qu’est-ce qui a fait que les ingrédients, la cuisson, le savoir faire du cuisinier ont donné un résultat si désastreux ?

Peut-être que les ingrédients achetés n’étaient pas bons ?
Peut-être que la manière de les associer n’était pas la bonne ?
Peut-être que la marmite n’était pas le bon contenant ?
Peut-être que la puissance du gaz était trop forte ou trop faible ?
Peut-être que la recette, pourtant suivie à la lettre, manquait d’informations ou menait directement à cette calamité ?

Beaucoup de questions dont on n’a pas immédiatement les réponses. L’épuisement professionnel comme son nom l’indique est … épuisant ! Les réserves d’énergie pour permettre de réfléchir sont vidées. Comment faire une analyse des circonstances qui ont mené à cette situation si on n’a pas la capacité physique et mentale de le faire ?

Il faut du temps, beaucoup de temps. Il faut du repos, beaucoup de repos. Il faut une aide extérieure, professionnelle de préférence (un bon psychiatre fera l’affaire), afin d’y voir plus clair dans cette mauvaise alchimie culinaire.

La marmite c’est l’entreprise, la société dans laquelle on mijote depuis des années. Elle peut être solide, avoir une taille suffisante pour y loger les différents ingrédients (salariés) et les mener dans une belle harmonie à un résultat satisfaisant. Elle peut être fissurée, laissée s’échapper les bonnes épices, les bons ingrédients (les salariés efficaces)  elle peut être cancérigène de part son revêtement, toxique pour ceux qui s’y trouvent, amenant petit à petit à une perte de saveurs (solidarité, créativité et efficacité en déclin).

Dans un premier temps, le salarié en burnout pourra être dans le déni de l’état de la marmite, préfèrera s’autoflageller se considérant comme un mauvais ingrédient. Parfois, longtemps avant de s’écrouler, il aura eu des moments de lucidité sur cette marmite défaillante, mais aura continué coûte que coûte à produire une recette à sa sauce, alors qu’il voyait bien que ça tournait au vinaigre…

Grâce à l’aide extérieure, et au temps qu’il passera loin de la marmite, il commencera à voir ce qui s’était joué exactement, à retrouver une lucidité sur les circonstances de sa chute.
Les autres ingrédients n’étaient pas les mieux adaptés à la recette, parfois même carrément immangeables … ça ne pouvait pas prendre. La recette mise en place avait de nombreuses défaillances, beaucoup trop de ceci, pas assez de cela. Quand à la cuisson, le gaz était soit beaucoup trop fort, soit en panne et malgré ses demandes répétées de le réparer, rien ne changeait jamais.

A force d’insister dans une mauvaise direction, avec de mauvais ingrédients et un contenant défaillant, le résultat ne pouvait pas être à la hauteur de l’espérance du salarié, qui, continuant  à trimer dans ce vase clos sans issue, finit par y laisser toute sa force vitale.

C’est alors qu’il prit conscience que ses valeurs étaient bafouées. Que son envie de faire réussir la recette n’intéressait que lui. Qu’il y avait mis tout son cœur, toute ses forces jusqu’à l’épuisement.

C’est avec regret, qu’il dû constater qu’il s’était trompé. Trop de paramètres étaient contre lui, il fallait se rendre à l’évidence, son envie de (trop) bien faire lui avait porté préjudice.

Moralité : Avant de vous lancer dans une recette de cuisine, assurez vous qu’elle soit faisable, de bon goût et à la hauteur de vos espérances.

Moralité (2) : Ne vous jetez plus dans une marmite les yeux fermées, faites en le tour, assurez vous de sa solidité, de son contenant, de son mode de cuisson …


Laurence Berthault



lundi 4 avril 2016

De mère à filles

Si je devais écrire un mot, une phrase
à donner à celles que j'ai portées dans mon ventre,
à ses deux Êtres magnifiques, lumineuses et si belles,
si j'avais juste un mot, une phrase à leur dire,
ce serait qu'elles s'écoutent, qu'elles écoutent leur voix intérieure,
et qu'elles soient, quoi qu'elles fassent, quoi qu'elles choisissent comme options de vie,
toujours en harmonie avec leur âme.

Qu'elles ne laissent jamais un quelconque imbécile leur dicter sa loi,
leur imposer une manière de penser, les amener à ne plus être en lien avec leur être profond.

Si elles arrivent à s'entendre, à entendre le murmure de leur "anima", à l'écouter puis à faire silence, puis à ressentir au plus profond d'elles-mêmes ce qui leur fait du bien, ce qui les fait vibrer, ce qui les rend joyeuses, vivantes, c'est qu'elles auront choisi la bonne direction.

Qui suis-je ?

Hymne à la joie

On peut je vous assure, toute sa vie durant,  Nier son existence, sans même faire semblant. Il est là tout petit, et blotti bien au...